Quand l’artiste parle de la drépanocytose

Paterson koffi est étudiant en Art de 28 ans. Il artiste peintre et photographe. Notre rencontre avec lui ? C’était lors d’un shooting. Au cours de nos échanges, il s’est avéré qu’il connait très bien la drépanocytose. Que sa famille vit cette maladie depuis longtemps. Sans hésiter, il a répondu oui à notre demande d’interview.

Depuis quand tu sais que tu es drépanocytaire ?

Je le sais depuis quatre ans maintenant. J’en ai eu la certitude il y a deux ans à Marseille, suite à des analyses médicales.

Comment tu as géré ta maladie durant ta scolarité et la vie de tous les jours ?

Personnellement je n’ai pas un régime médical ardu avec pleines de restriction. J’ai appris à vivre avec parce que les crises sont violentes. Je me douche toujours avec de l’eau chaude. J’ai toujours des antalgiques sur moi. J’évite de faire le sport trop hard  surtout en été. Je n’en fais presque pas à cette période de l’année. Je bois moins d’alcool également. Mais personnellement je considère la drépanocytose comme toute autre maladie.

Tu es en France pour des raisons d’études, qu’est ce qui a changé depuis dans l’évolution de la maladie ? Avec le climat notamment.

Je suis en France pour des raisons d’études. Depuis, je constate que la fréquence de crise est faible ici. Sur toute l’année je fais environ trois crises, en été la plupart. En Côte d’Ivoire c’était une à deux fois par mois. Et côté prise en charge, c’est vraiment différent.

La drépanocytose est très répandue en Côte d’Ivoire mais très mal connue, que penses tu qu’on pourrait faire pour plus la faire connaître, notamment auprès des jeunes ?

Déjà il faudrait faire des campagnes d’information pour sensibiliser la population. Ensuite, il faudrait avoir des services vraiment spécialisés et fonctionnels. Et enfin, rendre les soins accessible  sur tout le territoire.

Ce serait quoi ton message pour un.e jeune ivoirien.ne drépanocytaire qui voudrait poursuivre ses études en France ?

Rien de spécial. Mais très franchement la France fait partie de ces pays où la couverture médicale est efficace, performante et fonctionnelle. Durant leurs cursus, ils pourraient profiter également d’un suivi médical. Le climat est très frais, mais ils pourront donc étudier dans de bonnes conditions, en tous cas sanitairement.

 

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