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Témoignage venant d'Algérie

Pour soigner ma fille drépanocytaire, je suis parti d’Algérie

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La drépanocytose ne touche pas que des subsahariens en Afrique. Les pays du Maghreb comme l’Algérie et d’autres autour de la méditerranée sont aussi concernés. Nous tordons le cou à cette idée reçue en donnant la parole à un papa d’une enfant drépanocytaire. Dani Tayeb, algérien d’origine, nous parle en termes simples, de son parcours pour trouver de meilleurs soins à sa fille.

Comment tu accompagnes ta fille au quotidien ?

Comme ce que tout père a obligation de faire pour son enfant. Mes filles sont encore jeunes. Je suis encore au plus près de la plus petite qui est drépanocytaire. Elle a presque 11 ans. Je l’accompagne tous les jours au collège. Je l’amène également à ses rendez-vous à l’hôpital. Quand elle fait ses crises, je reste à ses côtés jusqu’à l’arrivée des pompiers. Dans des moments comme ça, je le trouve très courageuse pour une petite fille de son âge. Elle reste très sereine et forte même avec de fortes douleurs. Parfois, pour ne pas nous inquiéter avec sa mère, elle reste silencieuse avec sa douleur.

Il y a une histoire derrière ta présence en France avec ta famille ? Comment se passe la prise en charge en Algérie, ton pays d’origine ?

Le problème de la prise en charge de la drépanocytose en Algérie est similaire à beaucoup d’autres pays, avec peu de moyens. Je suis parti de mon pays pour donner une chance de survie à ma fille. Je ne supportais plus de la voir souffrir. J’ai laissé tout derrière moi. J’ai même vendu des biens pour le voyage. Le tout, au risque de rentrer illégalement en France. Tout ce qui importait, c’était d’avoir une meilleure prise en charge pour ma princesse. En Algérie, il n’y avait ni la prise en charge ni les médicaments adéquats.

Que voudrais-tu voir améliorer dans la prise en charge des drépanocytaires en Algérie ?

Au niveau des plus grandes autorités, une considération pour la drépanocytose. Que les responsables de l’état algérien s’occupent des malades drépanocytaires. Je me rappelle combien, nous avons souffert des va et vient dans les hôpitaux sans qu’on ait le bon soin pour soulager la douleur. Il faut payer cher en plus pour être reçu par un médecin, si on a de la chance.

Quel message voudrais-tu faire passer à d’autres parents d’enfants drépanocytaires ?

je voudrais dire aux parents qu’ils doivent être courageux et patients.  Cette maladie ne touche pas que l (‘) ou les enfant (s) malades (s). C’est aussi toute la famille. Le plus important c’est rester uni et solidaire pour le bien de tous, particulièrement pour celui des membres touchés par la maladie.

 

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