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Franceville : Premières journées scientifiques de la drépanocytose

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Le Gabon organise pour la première fois un événement sur la drépanocytose. Il s’intitule, les : Premières journées de la Drépanocytose. Ce sera en province, à Franceville du 28 au 30 Juin prochains. Dr Lucresse Marcelline DELICAT est Enseignante-Chercheuse au Département de Biologie de la Faculté des Sciences, de l’Université  des Sciences et Techniques de Masuku (USTM). Elle a mené des travaux de recherches sur « les résistances naturelles de l’hôte à l’agent paludéen » au Département de Parasitologie du Centre International de Recherches médicales de Franceville (CIRMF). Elle nous en dit plus sur cet événement tant attendu par les acteurs de la recherche scientifique, partants d’un peu de partout cet été pour le Gabon.

Vous nous accordez cette interview dans le cadre d’un événement que vous organisez en juin, vous pouvez nous en dire un peu plus ?

Effectivement nous organisons à Franceville au Gabon les Premières journées Scientifiques de La Drépanocytose du 28 au 30 juin 2018 avec pour thèmes : « Information et Préventions des Complications de la drépanocytose ».

Le programme de l’événement, sur les trois jours,  s’articule autour de conférences scientifiques, consultations et distribution gratuites des médicaments aux patients drépanocytaires. Ces journées visent à développer un réseau de personnes ressources, mobilisables en contexte d’urgence pour le diagnostic et la prise en charge des patients dans le cadre de la lutte contre la drépanocytose.

Ces journées se présentent donc comme un événement phare dans le monde scientifique au Gabon, comment ça se fait qu’une telle initiative n’ait pas vu le jour avant ?

Il faut dire qu’il y a eu en 2011 l’organisation du 2ème symposium International sur la drépanocytose à Libreville. C’était co-organisé par le REDAC (Réseau d’Etude de la Drépanocytose en Afrique Centrale) et le CIRMF (Centre International de recherches médicales de Franceville). Il s’agissait pour les participants d’élaborer les bases d’un partenariat sous-régional dans la lutte contre la Drépanocytose.

De plus, plusieurs journées de sensibilisation sur la maladie et certains autres évènements ont souvent été organisées dans la capitale (Libreville) à l’occasion des journées mondiales de lutte contre la drépanocytose. La particularité de notre événement, est qu’il concerne non seulement les scientifiques mais aussi les patients drépanocytaires et leurs familles et autres personnes désireuses d’en savoir plus sur cette maladie génétique. A rappeler qu’à l’intérieur du pays, 

C’est une grande première !

D’ailleurs, vous pouvez nous dire comment se passe la prise en charge de la drépanocytose au Gabon ?

Comment pourrai-je bien répondre à cette question ?  C’est une question dont la réponse n’est pas très évidente pour moi. C’est un peu une prise en charge à plusieurs vitesses et/ou facettes.

En effet, les patients résidant à la capitale ont plus de chance de rencontrer un spécialiste de la prise en charge de la drépanocytose. Ce qui n’est pas le cas pour les ruraux. J’ai réalisé une étude en 2014 sur l’ensemble du territoire gabonais. Elle incluait plus de 4000 personnes de plus de 15 ans. Elle a montré qu’en zone rurale il n’y avait aucune personne homozygote pour l’allèle « S » donc pas de drépanocytaires. Ce qui montre une forte mortalité de ces enfants très tôt avant l’âge de 15 ans.

Qu’attendez-vous alors de ces journées ?

Nous attendons énormément de ces journées. Que…

  • les médecins, chercheurs, enseignants-chercheurs, sociologues, psychocliniciens, drépanocytaires, leurs parents et toutes les personnes intéressées par le sujet viennent participent massivement,
  • les parents sachent enfin à qui s’adresser lorsque leur enfant a mal,
  • apprendre des expériences des autres pays,
  • mettre en place un guide de suivi et établir une liste de médecins référents à Franceville.

In fine voir un sourire sur les visages des enfants qui se diront vous avez pensé à nous… ce serait notre plus grande joie.

Que souhaiteriez-vous apporter aux drépanocytaires en tant que chercheuse s’intéressant à cette maladie ?

L’environnement et la génétique sont des éléments ou paramètres très liés. La drépanocytose est une maladie dont les symptômes sont influencés par l’environnement et le mode de vie du patient. Au Gabon, dans ce domaine, tout est à faire pour un terrain propice à l’épanouissement scientifique.

En tant que chercheuse il serait déjà intéressant dans un premier temps de faire un état des lieux sur la tranche d’âge la plus touchée par cette maladie. Les symptômes les plus courants et mettre en place un  guide de suivi du patient en collaboration avec les hôpitaux des provinces. Ensuite il serait bien de mener des travaux de recherches de plusieurs types (que je ne vais pas citer ici) afin de comprendre cette maladie dans notre contexte

[/et_pb_text][et_pb_team_member name=”Madame Lucresse Marcelline Delicat Loembet” position=”Docteur en Sciences Chimiques et Biologique pour la Santé de l’Université de Montpellier 2″ image_url=”http://dreinfos.fr//wp-content/uploads/sites/28893/2018/05/Lucresse-DELICAT-e1527706945700.jpg” facebook_url=”https://www.facebook.com/lucressemarcelline.delicat” _builder_version=”3.4.1″]

Organisatrice des Premières journées scientifiques sur la drépanocytose au Gabon (Franceville).

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