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La drépanocytose en Côte d’Ivoire

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Anciennement Présidente de l’Association des Drépanocytaires et Thalassémiques de la Côte d’Ivoire, Maïmouna Fondio en est Vice – Présidente aujourd’hui. Elle est secrétaire médicale dans une entreprise américaine internationale implantée à Abidjan. Dans cette interview, elle nous parle de la drépanocytose dans son pays, et comment s’y passe la prise en charge des malades.

Votre association existe depuis quand ?

Nous l’avons crée tout récemment. C’était en février 2015, à l’initiative de malades et leurs parents. L’objectif est donc d’informer et sensibiliser et les populations sur la drépanocytose et la thalassémie. Pour y arriver, nous organisons quelques événements. Chaque année, nous décorons un arbre de Noël pour les enfants. Pour célébrer le 19 juin, nous nous associons à d’autres associations pour organiser la journée internationale de lutte contre la drépanocytose. Aussi, pour favoriser les échanges entre patients, nous avons un espace de rencontre, appelé DrépaRôle.

Comment se passe la prise en charge des drépanocytaires en Côte-d’Ivoire ?

Dans notre pays, il n’y a pas un centre spécialisé pour la prise de la drépanocytose. Mais dans les trois CHU d’Abidjan et celui de Bouaké, les drépanocytaires reçoivent leurs soins dans les  services d’hématologie. Les soins, à la charge du malade, restent excessivement chers.

Comment cette maladie est perçue dans la société ivoirienne ?

La Drépanocytose est très peu connue en Côte d’Ivoire. Mais pour ceux qui en ont entendu parler, elle entraîne une mort précoce. Elle est donc considérée comme une fatalité. C’est pourquoi à travers mes publications Facebook, autour de moi je n’ai pas peur de sensibiliser et me dévoiler comme drépanocytaire. Je veux prouver à tous qu’en tant que malade, je peux atteindre tous les objectifs que je me fixe, ce, malgré toutes les difficultés. Je suis un peu comme une porteuse d’espoir pour les parents de malades et même les plus jeunes drépanocytaires de l’association.

Quels messages voudrais-tu faire passer ?

Je rêve que nos plaidoyers aboutissent afin que la prise en charge de la drépanocytose soit gratuite et accessible à tous les malades. Je rêve que l’évolution de la recherche ait un réel impact sur la prise en charge médicale en Afrique. La drépanocytose est certes une maladie chronique handicapante, mais ne doit aucunement nous empêcher de vivre nos rêves. On peut toujours faire des compromis et être heureux. Mieux connaître la Drépanocytose est un atout pour mieux vivre avec elle. J’ai accepté la drépanocytose et elle n’est pas plus forte que moi, je la battrai toujours !

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